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SaintéLyon 2010 – Une blanche garçon !

SaintéLyon 2010 – Une blanche garçon !

En 2006, je re découvre la course à pieds. Rapidement un collègue habitant Annecy me parle de course longue, sur des chemins et me cite UTMB, SaintéLyon,… que de quoi ???

 

L’effort long raisonne rapidement en moi. Après un marathon en 2007, pour voir, pour finir, pour tester, je veux un défi, un grand. Ce sera la SaintéLyon !

Je finis en 9h09 avec déjà l’envie de progresser, de la re faire.

 

2007, 2008, 2009, 2010, 4 inscriptions ! 4 AAB ! de la loco au resto à côté du départ, que de bons moments de partage, de rencontres. Merci aux gentils organisateurs : Mamanpat et Blob.

Merci aux compagnons de tablée : Natou et IronMickey, Yann78, Steph04, Yvescoolrunner et Christof. Discussions, échanges, que ce fût agréable.

 

2007, 2008, 2009, 2010, 4 inscriptions ! 2 participations ! et oui, en 2008, erreur de débutant je force et me sur-entraîne. Mon dos se rappelle à moi et une crise de sciatique m’empêche de prendre le départ. En 2009, je suis plus raisonnable, je me prépare bien, très bien même. Je me sens prêt lorsque lors d’un footing tranquille une douleur dans le mollet me stoppe. Une petite déchirure, à 15jours du départ, la fin des espoirs !

Alors 2010, l’année du retour ?? jusqu’à la fin mes collègues me demanderont si je prends le départ, jusqu’à la fin j’ai eu peur d’une tuile. Pas de tuile cette année, ce serait plutôt un beau manteau blanc qui a recouvert le lyonnais.

Loin de m’inquiéter, je trouve que cette édition sera à part, sera encore plus belle, c’est donc sans trop de stress que je réfléchis à ma tenue. Je suis parti du principe, qu’un peu de neige me fatiguera plus vite, et qu’un peu de verglas me fera glisser. Que ce soit avec des trails à crampons, des chaussures de route, glisser pour glisser, je préfère avoir de l’amorti pour les parties de bitume (j’avais raison). Je ne prend pas non plus les chaînes, je ne suis pas certain de l’utilité sur cette course (j’avais pas forcément raison).

 

Nous partons ensemble avec Yvescoolrunner. Il est plus rapide que moi, je pense qu’il filera vite, en fait nous allons cheminer, discuter jusqu’à St Christo rejoint en 1h44 (-16’ vs 2007, youpi, trop vite ??), partie assez tranquille un peu de neige mais pas trop, ça déroule.

Yves veut faire une pause technique, petit mal de bide. Je continue. Après la belle montée, nous rejoignons l’hopital, des spectateurs sont au carrefour, c’est sympa. Encore une montée et on se rapproche de Moreau, où nous allons tout compte fait passer. Le chemin de crête prévu devait être bien enneigé. L’organisation a même rajouté le ravito (qui devait être supprimé), même si ne m’arrête pas je trouve ça cool. C’est après sur les chemins menant à Ste Catherine que la neige devient plus présente. Il paraît que sur cette zone il faisait -11° (-8° à St Etienne). La descente sur Ste Catherine très caillouteuse habituellement, cumul cette fois les cailloux à fleur de neige, à fleur de glace. Un plaisir.

J’arrive à Ste Catherine en 3h24 (-12’ vs 2007 eh pas mal !), un petit verre et je file. J’ai mal au bide, je n’ai mangé qu’une barre de pate d’amande et un gel depuis le départ. J’ai l’impression que les pates sont moyennement passées. Je décide de laisser digérer une bonne heure. Coup de fil à Yves, il est déjà passé le bougre !

 

La nouvelle montée après Ste Catherine est plus longue et plus raide que l’ancienne. Ça y est la route, on va bifurquer dans les fermes pour rejoindre le bois …. Bois d’Arfeuille et sa célèbre piste de bobsleigh ! et toute la foule d’amateurs de descente ! bref ça bouchonne un peu, ça ralenti beaucoup, ça court parfois, ça marche souvent ! Cette descente devient bien plus longue, en temps bien sûr ! A propos de temps, que les paysages furent beaux, que la neige a rendu la campagne des Monts du Lyonnais encore plus sympathique.

Tiens le ravito de St Genoux est plus loin qu’en 2007, c’est vrai qu’on prend le chemin sur la droite dans l’ancienne grande montée (ce qui raccourcissait le parcours). Ravito à 200m, et zou je me retrouve par terre ! pas vue cette plaque de verglas. Heureusement pas de bobos, mais ça me confirme depuis Arfeuille que de un avec le verglas désormais le rythme est plus lent (St Genoux en 5h vs 4h46 en 2007), et de deux je ne ferais pas d’efforts pour me battre contre le temps, priorité au plaisir de la ballade et à la sécurité.

Comme prévu, je recharge ma poche à eau, je mange à nouveau. Tout va bien. Avec l’arrêt, le plus dur est la sortie du ravito ! ah ah mais ça caille ! ! ! vite vite courir pour réchauffer le corps, reprendre une température d’équilibre. D’ailleurs j’ai été très content de ma tenue, collant long en bas, t-shirt mizuno breath thermo + t-shirt ML + polaire sans manche en haut (avec de temps à autre le coupe vent en plus).

Je m’attendais à retrouver une foulée plus tranquille en direction de Soucieu, que nenni le bitume, les chemins sont régulièrement verglacés, c’est pas drôle tout le temps, surtout quand on croise quelques coureurs dans leurs couvertures de survie après une chute. A chaque fois, certains ce sont déjà arrêtés pour porter secours.

Soucieu arrive à 6h17 (vs 5h55 en 2007, c’est pas si pire J !). Un petit stop et je repars.

 

Voilà une partie que j’avais oublié, le Garon. La descente est assez glissante, donc longue car tout en prudence. La remontée est verglacée, donc longue car un pied en avant, deux pas en arrière, ça n’aide pas. Tout le monde galère bien dans cette montée, pas fâché d’arriver en haut. Pas fâché, mais un bon coup de barre, de ras le bol. La ballade deviens moins rigolote, j’en ai marre de glisser à chaque pas (chaque 10 pas ?). Bon, je sais que je dois gérer le moment tranquillement. Boire, manger, discuter un peu avec ceux qui ont envie. Tout le bois de Chaponost jusqu’à Beaunant, on va le faire à 3, parlant des Templiers, de la Transju’trail, de la SaintéLyon quand c’est de la boue,…

 

Enfin Beaunant ! 8h18 vs 7h33, ah là j’ai vraiment perdu du temps ! Depuis Soucieu, j’ai estimé une arrivée vers 10h. Je ne m’arrête pas et me lance dans la célèbre montée des aqueducs, ils sont jolis tout de même. Par contre l’angle est bizarre, non ? ah c’est la pente. Arrivée en haut, ben c’est encore du faux plat, ben flute alors. Enfin la redescente vers les quais par une rue que je ne connais pas, et voilà un peu de tourisme dans ma ville.

Lorsque je traverse la Saône, je pense que le plus dur est fait, y a plus qu’à finir en petite foulée. Encore une erreur, et oui les quais sont bien verglacés, je vais donc marcher régulièrement. En fait, ce ne dois pas être si glacé que ça, depuis un moment je vois bien que certains relais passent facilement en courant sur ces zones. Je dois donc avoir les jambes fatiguées pour ne pas pouvoir faire pareil.

Tiens surprise, on longe tous les quais. Je pensais que nous allions bifurquer dans la confluence, passer au milieu des nouveaux bâtiments. Ça aurait été plus sympa pour les non lyonnais. Le problème, je suppose, c’est de gérer les coureurs au niveau du carrefour pour traverser le pont Pasteur. Alors que là avec les quais, no problem, pas de route à sécuriser. Sauf que le vent est froid, très froid, et de face !

Enfin, le pont est traversé, l’arrivée se rapproche. Myriam ne sera pas là, Chloé a faim ! mes parents devraient être là. Gerland se rapproche, la dernière ligne droite. Ah ils sont là, petit arrêt pour se dire bonjour (je ne suis pas non plus à 1’ prêt), et zou les 100 derniers mètres. 9h57 (vs 9h09), j’avais bien estimé mon temps.

L’avantage de gérer l’effort, c’est qu’une semaine après, les jambes me démangent et je peux re faire un petit footing.

 

Gerland est toujours aussi trop petit pour l’arrivée de la SaintéLyon. Quelques sueurs pour retrouver mon sac, mais il est là ! pas au bon endroit, mais bon.

 

Je suis super content d’avoir fini cette SaintéLyon, cette année particulièrement, sous la neige. Par contre, à mon niveau, l’enchaînement Templiers – SaintéLyon n’est pas idéal, trop rapproché. Mes jambes ont été fatiguées bien plus vite que prévu. Le repos et l’entrainement entre les deux courses ont été dosés au mieux pour remettre un peu de rythme, après une préparation Templiers très orientée endurance.

Malgré la fatigue, j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir et j’ai bien progressé pour la gestion sur la durée. Cela devrait servir pour l’objectif 2011, un peu plus long : la CCC si je suis pris, sinon y en a pleins d’autres aussi intéressantes.

 

1ère publication du récit ici

 

 

 

 

 

 

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